Alexandre Denault

Savoir créer les opportunités pour évoluer

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L’histoire d’Alexandre Denault fait partie de nos belles success story chez Ludia. En 10 ans il a vu le studio grandir et se transformer, a connu de beaux moments et quelques tempêtes, et au milieu de tout cela a su provoquer les opportunités pour évoluer. De programmeur intermédiaire à son entrée, à force de travail, d’apprentissage, de remise en question, et d’analyses poussées de son écosystème et des besoins, il occupe aujourd’hui le poste de Directeur Senior de TechOps – département s’occupant d’une grosse partie informatique du studio.

« Si tu trouves la bonne entreprise, si tu t’installes bien, tu trouves les bonnes opportunités, il y a un potentiel à grandir! »

10 ans d’évolution : provoquer sa chance

Le début de la belle histoire d’Alexandre Denault et Ludia remonte aux premières années du studio. En 2011, Alexandre était alors un jeune programmeur intermédiaire et il a fait son entrée chez Ludia en tant que programmeur réseau dans l’équipe Coretech. Rapidement il passe sur un projet dans une équipe de jeu qui demande une infrastructure réseau, qu’il crée en collaboration avec l’un de ses collègues (toujours chez Ludia et qui a eu une belle évolution aussi : Catherine Barbeau). Le projet est une réussite, et avec la croissance des équipes Alexandre identifie vite les opportunités qui pourraient être intéressantes non seulement pour lui mais pour le studio. Année après année, il évolue, demande et prend la responsabilité de nouvelles équipes, fait le choix du département Coretech Backend selon son intuition de ce qui sera le plus porteur pour sa carrière selon son expertise et ses affinités. Il a appris très vite à renforcer ses connaissances sur son écosystème, le studio, les équipes de jeu, les processus de création et production de nos jeux, tous les métiers présents et comment ils interagissent entre eux. Tout ça lui a permis de faire des liens, d’identifier et analyser les relations, les dépendances, les liens logiques qui se font entre départements et les associations possibles pouvant répondre à des besoins qui améliorerait le fonctionnement des équipes et du studio au global.

C’est ainsi qu’il a pris en charge de nouvelles équipes et en a laissé aller certaines au fur et à mesure, selon les liens forts qui les unissaient et les outils semblables qu’elles utilisaient mais surtout selon  celles qu’il faisait sens de lier pour un meilleur fonctionnement global. Il chapeaute aujourd’hui le département TechOps regroupant les équipes d’infrastructure, d’automation et de release management, et le TI.  

Les clés pour créer de belles opportunités 

Le point sur lequel Alexandre insiste lorsque l’on évoque sa belle évolution, c’est qu’il a avant tout essayé de bien comprendre son environnement pour apporter des réponses et solutions adaptées. Toutes les opportunités au cours de sa carrière ne sont pas le fruit du hasard, il les a provoquées.

Le plus important pour lui, c’est d’essayer de comprendre l’équation globale.

En premier lieu, comprendre son équipe: comment elle fonctionne, quelles sont ses missions, comment il s’inscrit dans cette équipe, qu’elle est son rôle à jouer. Puis comprendre le niveau au-dessus et l’écosystème global du studio, pas simplement comment on créer un jeu mais aussi tout ce qui est annexe. Alexandre s’intéresse non seulement à ses spécialités et au développement de nos jeux, mais aussi au rôle du service marketing, de la finance, des ressources humaines, du support aux joueurs. Non pas qu’il comprenne toutes les spécificités de chaque métier mais il connaît leur rôle pour le studio.

Grâce à ça, il peut voir les similarités, les parties qui fonctionnent beaucoup ensemble et peut identifier les opportunités: quels sont les bons mix, les équipes liées à travers une ligne, les opportunités de les unir sous un même élément de gestion et son rôle à lui dans tout cela.

Ainsi, il peut aussi identifier les opportunités qui sont bonnes pour lui et pour le studio au global. Et c’est sur celles-ci qu’il va pouvoir se concentrer, celles qui permettent d’améliorer le service, de gagner en efficacité et en coûts.

Évoluer ce n’est pas réussir à tous les coups

Au cours de son évolution, Alexandre est aussi passé par des moments plus difficiles. Évoluer, ce n’est pas tout réussir du premier coup, il faut parfois se tromper. Pour avancer plus loin, il faut parfois tomber en cours de route.

A ses débuts en tant que gestionnaire, il a dû faire face à des obstacles. La première leçon pour un nouveau gestionnaire est de comprendre qu’il n’est plus la meilleure ressource pour gérer toutes les tâches. Un gestionnaire doit apprendre à savoir s’entourer de bonnes ressources et à transférer certaines choses dans l’intérêt de tous pour pouvoir se concentrer sur d’autres opportunités.

Gérer les personnes en direct peut-être un talent  naturel et instinctif, mais gérer et former à son tour des gestionnaires c’est une toute autre histoire. Comment bien former quelqu’un à gérer si on n’a pas soi-même reçu de formation formelle sur comment gérer ses gens ?

Ses premières expériences dans cette situation ont été difficiles. Ça a été, pour lui, le premier gros mur de sa carrière, comment bien former ses gestionnaires ? La seule solution qu’il voyait alors à ce moment était de gérer tout son monde en direct, soit 17 personnes.

C’est là que prend tout son sens de savoir prendre du recul, et l’importance d’avoir un environnement ouvert et bienveillant permettant cela. Chez Ludia, on lui a offert la possibilité de prendre un pas de recul, et repartir sur la gestion d’une équipe plus petite.

Évoluer c’est aussi reconnaître lorsque quelque chose ne fonctionne pas, apprendre de ses erreurs, identifier ses faiblesses pour les travailler, en faire une force et revenir plus fort et compétent par la suite. Il a donc repris du début, a assisté à une formation HEC grâce à Ludia lui permettant de mieux comprendre la gestion d’employés et d’équipes et de pouvoir transmettre ces enseignements. 

Évoluer, c’est aussi savoir faire évoluer ses gens

Une notion qui lui a été compliquée à assimiler au début, en tant que gestionnaire, c’est que pour que ses équipes fonctionnent efficacement, il fallait qu’il les laissent régler les problèmes, être plus responsables et prendre des décisions importantes. Il sentait un fort sentiment d’appartenance envers les équipes et les missions. Il a cependant compris que son rôle de gestionnaire était, tout en présentant les besoins et les priorités et restant un soutien quotidien, de leur laisser la place de grandir, prendre des risques et plus de responsabilités.  

Aujourd’hui, il leur laisse cette possibilité, accroît leur ownership, leur donne la responsabilité de certaines pièces selon leur niveau de séniorité et d’expertise, leur donne le pouvoir de s’investir et d’avoir un véritable impact.  

Il essaie d’appliquer au quotidien la première et plus grande leçon de management qu’il a apprise de son père : la ressource la plus importante ce sont tes employés. Tu te dois de leur fournir tout ce dont ils ont besoin pour travailler et les faire grandir. Une valeur essentielle à ses yeux est de reconnaître l’importance de ses employés et sa responsabilité de bien s’en occuper. Et s’il se sent bien chez Ludia, c’est qu’il sent que cette valeur est totalement partagée par le studio.

Evoluer c’est se créer des opportunités en continue

Après 10 ans chez Ludia, Alexandre a eu l’occasion de grandir avec le studio, d’identifier des opportunités, d’avoir pris des risques, d’avoir eu la chance de se tromper et de recommencer pour atteindre le meilleur de lui-même. Il a bien conscience qu’il n’aurait pas pu faire tout cela dans n’importe quelle compagnie.

Aujourd’hui – Directeur sénior de TechOps regroupant Infrastructure, Automation, release management, infrastructure et IT – son ambition est de monter une structure autosuffisante, d’aider et développer l’équipe. Son but aujourd’hui est de  développer l’équipe au mieux pour qu’elle n’ait pas « besoin » de lui pour fonctionner au quotidien. C’est ce qui représente pour lui une structure de gestion bien montée pour son équipe et son métier.

Puis, lorsque tout sera mis en place et bien fonctionnel, ce sera ensuite à lui de voir ce qui pourra représenter sa prochaine opportunité, d’identifier le prochain challenge de sa carrière.

Un environnement adapté à l’évolution

Ayant eu des expériences bien différentes avant de rejoindre Ludia, il sait que cela prend un environnement ouvert au changement qui accepte que ses employés prennent des risques et leur donne la chance de prendre un pas de recul lorsque c’est nécessaire pour qu’ils puissent avoir la chance d’apprendre de leur erreur et faire mieux par la suite.

Ludia est pour lui un écosystème particulier qui lui a permis de prendre ces risques. On lui a permis d’avoir des idées, de les exprimer, les partager et les mettre en pratique, et pas uniquement de « faire sa job ».

Ce qu’il y a de spécial chez Ludia et qui lui donne l’envie d’y rester, c’est cette culture d’ouverture, cette structure qui apprécie les initiatives, est prête à écouter son monde et accepter de leur faire prendre des risques pour innover et s’améliorer. Même si généralement cet aspect se perd lorsqu’une compagnie atteint un certain niveau après avoir beaucoup grandi, Alexandre pense sincèrement que cet aspect est ancré dans l’ADN de Ludia et ne disparaîtra pas. Les directeurs du studio ont voulu faire quelque chose de différent avec Ludia, il le ressent. Pour lui, Ludia a compris quelque chose que les autres n’ont pas compris et intégré.

Si on ne devait retenir que quelques mots ?

De son expérience, il aimerait qu’on retienne que : si tu trouves une entreprise, si tu t’installes bien, tu trouves les bonnes opportunités, il y a un potentiel à grandir !

Il n’y a rien de plus frustrant pour lui que de voir une personne en bonne position pour créer quelque chose de grand qui n’utilise pas son potentiel ou pense qu’il n’y a pas d’opportunité. Les opportunités, ça se crée, ça se provoque ! Selon Alexandre, sauter d’une job à l’autre, c’est potentiellement rater l’occasion de bénéficier d’apprentissages importants et de grandir, c’est quelque part fuir des enseignements essentiels.

Ses conseils pour évoluer et provoquer les opportunités :

1.   Connaître son écosystème

2.   Identifier les problématiques et proposer des solutions

3.   Être prêt à s’investir et se mettre à risque 

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