Comment les jeux vidéo ont marqué la vie de 3 de nos Ludiens

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C’est la journée internationale du jeu vidéo ! Chez Ludia comme vous vous en doutez on a un attachement tout particulier pour les jeux, et ils font partie intégrante de la vie de nos Ludiens, dans leur travail mais aussi dans leur vie personnelle !  Aujourd’hui on vous fait découvrir 3 belles histoires qui ont marqué les vies de certains de nos Ludiens…

Un père et son fils, un dessin, la naissance d’un jeu – Par Eddy Léja-Six, lead game designer

En 2017, mon fils Elric lors âgé de 6 ans a dessiné ceci :

C:\Users\Tlouargant\Desktop\unnamed.jpg

À cette époque, il ne jouait qu’à des petits jeux de plateformes 2D. Il était déjà curieux quant à mon métier de concepteur de jeux, et il était très motivé pour essayer d’inventer son propre jeu (il l’est toujours !)

Je lui ai posé des questions sur son jeu pour comprendre comment il était censé fonctionner. Puis un samedi matin, pendant qu’il jouait avec sa soeur, j’ai scanné son dessin, l’ai transformé en sprites et j’ai créé un tout petit prototype de son jeu.

Puis j’ai placé son dessin sur l’écran de mon laptop, je l’ai appelé, puis j’ai retiré le dessin pour qu’il voit le jeu. Il a mis quelques secondes à comprendre que c’était vraiment jouable :

C:\Users\Tlouargant\Desktop\unnamed2.gif

Le jour même, il n’a pas réussi à terminer le jeu.

Mais 2 ans plus tard, il m’a demandé à y rejouer, et il a réussi ! L’écran de fin du jeu était très pauvre, c’était juste un texte affiché au milieu de l’écran, mais il était ravi d’avoir réussi ! Et j’étais ravi que 2 ans après il s’en rappelle encore.

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Une rencontre qui a tout changé – Claudie Léger, graphiste 

En 2009, je jouais à Diablo2, quand je suis rentrée dans un Chaos run avec mon nécromancien. J’ai écrit en Français sur le chat et un autre québécois m’a répondu. Dans le temps, c’était assez rare de trouver une autre personne qui parlait français dans un jeu. Je lui ai dit que j’étais une fille, il ne me croyait pas, c’est alors que nous nous sommes échangé notre MSN pour se parler. Après un an d’amitié virtuelle, nous avons décidé de nous rencontrer au métro Longueuil et ce fût le début de notre histoire d’amour qui dure depuis maintenant 10 ans! 

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Les premiers pas – Olivier Rayé-Lalonde, Game designer

Quand j’étais petit, je jouais à Doom avec un ami en « hot seat ».
La première fois où on a rencontré un Pink Demon, on a lâché un cri aigu en reculant de l’écran d’ordinateur! Mon père savait à ce moment-là que le jeu vidéo était pour moi viscéral et immersif. Passant de la SNES au N64 en faisant un usage équivalent de l’ordinateur, j’ai sû assez vite que j’étais accro! Très jeune, dans les années 90, je me suis mis à faire du level design amateur. Je trouvais complètement fou le fait que les jeux nous fournissent gratuitement des éditeurs pour faire des maps dans leur engin!
Je me suis donc amusé à faire des cartes pour des jeux de stratégie tels que Age of Empires et Starcraft, mais aussi les balbutiements des first person shooters seconde génération: mon favori étant Worldcraft du Half-Life original. Certains de mes niveaux faisaient partie d’ajouts au jeu, communément appelés des « mods » (pour modification). J’ai beaucoup joué et modé un des premiers jeux shooter coop que j’ai connu de l’époque, j’ai nommé Sven Coop. En tant que gamer, j’ai participé à l’essor de l’engin Source de Valve, appréciant particulièrement les mods de Half-Life (puis Half Life 2) tels que Team Fortress Classic, Counter Strike (qui n’était qu’un mod à l’époque!), The Specialists et The Hidden. 

Cette passion et ce talent acquis lors de mes jeunes années m’ont permis d’accéder au programme de Conception de Niveaux de Jeu du Campus ADN dans les années 2000, pour ensuite décrocher une série d’emplois en level design !

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