L’inclusion comme pilier fondateur du studio

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 Prendre les gens comme ils sont et accepter leurs personnalités et compétences a toujours été dans l’ADN même de Ludia. Et si ça parait un non sujet pour certains, avoir des femmes dans le jeu vidéo et notamment la programmation n’a pas toujours été une évidence pour tous (et ne l’est malheureusement toujours pas pour d’autres). Mais chez Ludia ça n’a jamais été un problème, ni même une question à se poser, en témoigne Catherine Barbeau, présente depuis les tous débuts de la compagnie en 2007 et chargée de projet technique backend.

Catherine

Une intégration évidente

Catherine évolue chez Ludia depuis maintenant 12 ans! Depuis sa création, elle l’a vu passer d’une petite start-up au studio solide qu’il est aujourd’hui. Une constante dans cette incroyable évolution ? L’intégration de tous types de profils et l’ouverture d’esprit. « Chez Ludia on a généralement été assez bon pour engager des gens avec qui c’était agréable de travailler donc je n’ai jamais été dans une position difficile parce que j’étais une femme. Je me suis toujours sentie bien épaulée par rapport à ça, et j’ai senti que ce n’était pas un problème du tout. Je sais qu’il y a des filles qui auraient eu des expériences autres à raconter mais de mon côté ça a toujours été très positif. J’ai pu trouver ma place et évoluer avec la société ». Après avoir été dans l’équipe de programmation de Jurassic World Alive, en co-leadership d’une équipe d’une douzaine de programmeurs, Catherine est aujourd’hui en charge d’une équipe de 5 programmeurs qui fournissent toute l’infrastructure serveur pour les jeux. Et faire partie d’équipes majoritairement composées d’hommes (et oui ça reste la réalité des programmeurs), et même en être à la tête s’est toujours très bien passé pour elle.

Une reconnaissance naturelle

Catherine reconnait avoir eu la chance de ne jamais réellement avoir eu à se battre en tant que femme dans son environnement de travail. Elle avoue cependant avoir ressenti une certaine angoisse lorsqu’elle a dû prendre son premier congé maternité. « Il y avait très peu de femmes à l’époque chez Ludia alors un congé maternité d’un an ce n’était pas chose commune. J’étais vraiment inquiète de ce qui allait se passer quand j’allais revenir. Est-ce que j’allais avoir perdu ma place? ».

Rien de cela évidemment ! Une place lui a été retrouvée tout naturellement dans les équipes. Pour son second congé maternité elle est donc partie bien plus sereine, et elle se réjouit aujourd’hui de voir ses collègues partir en congés maternité ou paternité avec bien moins d’appréhension  que ce qu’elle avait pu ressentir à l’époque. Au fur et à mesure de son évolution, Ludia a su intégrer cela à sa culture, et il n’y a plus de place à l’incertitude et l’angoisse.

Une évolution encouragée

Maintenant que son expérience est solide, pourquoi Catherine décide de rester dans ce studio? Naturellement c’est une remise en question qui revient ponctuellement : est-ce que j’ai encore des choses à apporter?  Et est-ce que j’ai encore des choses à y apprendre ?

A chaque fois qu’elle se pose ces  questions, il y a toujours une nouvelle porte qui s’ouvre chez Ludia.  « Il n’y a aucune entreprise qui est parfaite mais finalement je trouve que la façon de fonctionner chez Ludia me convient bien. Ici j’ai toujours eu cette possibilité d’apprendre quelque chose de nouveau. »

Une représentation pourtant toujours faible des femmes en programmation

Malgré des efforts d’intégration, la réalité aujourd’hui montre un faible pourcentage de femme exerçant le métier de programmeur. « C’est dommage, c’est un beau métier qui est à la fois tourné vers une technologie assez avancée, et en même temps ça reste créatif  et collaboratif comme milieu, multidisciplinaire. C’est dommage que peu de femmes s’engagent dans cet environnement de travail. Avoir des équipes mixtes peut aider aller chercher une variété de personnalités et avoir des équipes mieux balancées et plus fonctionnelles. » note  Catherine.

Pourquoi les femmes sont-elles encore peu nombreuses à se diriger vers la programmation ?

Au cours de ses présentations dans des écoles secondaires, Catherine s’est confronté à des regards dubitatifs sur les capacités d’une femme a bien s’intégrer à ce domaine. Et surprise, ces regards étaient le plus souvent portés par les parents !

La question qui revient le plus souvent : comment tu fais pour concilier ta vie de travail et ta famille ?

Catherine avoue que « malgré tout encore de nos jours, même si les hommes sont heureusement de plus en plus présents pour s’occuper de leurs enfants, il reste que c’est souvent les femmes qui en font plus sur ce point et ont besoin de partir tôt. » Mais ce qu’elle aimerait c’est pouvoir faire savoir que chez Ludia on ne parle pas de semaine à 80h, de crunch à ne plus finir. Il est compréhensible que cela puisse faire peur de postuler dans une compagnie de jeux vidéo de se dire que l’on n’aura pas la possibilité de s’investir comme la compagnie aimerait. Certaines femmes se tournent alors vers d’autres secteurs. Mais dans notre studio, on n’a pas cette culture,  et ce n’est pas nécessairement connu parce que l’industrie a tellement cette image que ça peut faire peur de l’extérieur.

Alors sa réponse sur ce sujet est simple et d’une logique imparable : quand on a une vie de famille bien équilibrée pourquoi est-ce que ce serait plus difficile pour les femmes que pour les hommes d’être en programmation dans le jeu vidéo ?

L’inclusion comme identité, comme évidence

Chez Ludia, l’inclusion fait partie l’identité du studio, qu’elle concerne les personnes de tous âges, genres, nationalités, origines, métiers,  passions, expertises, personnalités, background, ou couleurs de cheveux !

Catherine rappelle avec bienveillance à tous qu’il « n’y a rien qui oblige à tolérer un environnement de travail ou ils n’ont pas envie d’être. » Elle encourage les gens à ouvrir leurs horizons et se demander si la compagnie dans laquelle ils sont vraiment répond à leurs besoins profonds et leurs valeurs.

« Parce que chez Ludia on a quand même quelque chose de spécial par rapport à ça. Qu’on s’arrête pour parler d’inclusion et que ce ne soit pas juste un mot posé sur un papier ça démontre quelque chose. Si il y a des gens qui n’ont pas l’impression d’avoir ce niveau d’inclusion dans leur travail actuel et bien  « allez chercher ailleurs », car ça existe! Et c’est en ne tolérant pas ces comportements qu’on trouve inacceptable qu’on va faire changer les choses. » 

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